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Démarche :
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Terreau et fertilisant
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Faciliter l'arrosage : Verre
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Semis: CitiSuisse
Démarche
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En jardinière: MiniCitiCroc
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Démarche : Terreau et fertilisant



Quel terreau ?

Par défaut, j'ai utilisé jusqu'à présent, un terreau quelconque du supermarché du coin (terreau "horticole" à 2 Euros les 20 litres, marque de distributeur).
En allant dans les magasins plus ou moins spécialisés (magasins de bricolage, jardinerie), on constate qu'il existe une variété impressionnante de terreaux et des écarts de prix énormes : de 1 Euros (hard-discount) à plus de 7 Euros le sac de 20 litres, les plus chers étant souvent les "bio".
Voulant vérifier si cela valait la peine de payer un terreau plus cher, j'ai acheté deux nouvelles "variétés" : un terreau "special semis" et un terreau utilisable en agriculture biologique "potagères et condimentaires", à environ 5 Euros les 15 litres, marque de jardinerie.

J'ai fait des essais en plantant des graines de moutarde et de radis (une dizaine de chaque), des plantes qui poussent vite et qui ont du goût (le test du goût a porté sur les feuilles).
Ces tests n'ont pas de valeur scientifique, il aurait fallu utiliser plus de variétés de terreaux et plus de plantes différentes, mais c'était pour avoir une idée générale.

Résultats :
Je n'ai pas constaté de différence flagrante de germination et de vitesse de pousse entre le terreau "spécial semis" et le terreau non-bio à 2 euros.
Exit donc, le terreau "spécial semis". Tant mieux, il n'est pas toujours évident à trouver.


En comparant ces deux premiers terreaux, avec le terreau "bio", une différence importante est apparue : dans les deux premiers les plantules ont pratiquement toutes germées et se sont dressées correctement, par contre dans le "bio" des bugs sont apparus : certaines n'ont pas germées (un hasard peut-être) et parmi celles qui ont germées, certaines ont eu du mal à s'enraciner et à se redresser. De plus leur croissance était légèrement plus lente que pour les deux premiers, mais par contre les plantules semblaient plus "charnues" : tiges et feuilles plus épaisses.
J'en ai déduit qu'il ne valait vraiment pas la peine de payer cher un terreau "bio", les résultats ne sont pas terribles, inférieurs à ceux obtenus avec le terreau pas cher du coin puisqu'on obtient des ratés dans la germination et dans l'enracinement.

Mais c'était avant de faire des tests de goût. Au moment de la dégustation, une différence flagrante est apparue : les feuilles de moutarde du terreau "bio" étaient clairement plus piquantes que les autres, les feuilles de radis avaient plus de goût, de plus elles semblaient plus denses, plus croquantes.
Pour confirmer mes impressions, j'ai fait faire un test de goût en aveugle à une autre personne et les impressions étaient les mêmes, même sur le croquant.

En comparant les compositions du terreau non-bio et du terreau bio, j'ai constaté que les deux contenaient comme la plupart des terreaux comme ingrédient principal, de la tourbe, mais que le premier contenait un engrais de synthèse et le deuxième, en remplacement, du compost,
C'est le compost qui doit expliquer cette différence de goût.
Cela devient évident si l'on compare la composition d'un engrais de synthèse et celle d'un compost :

Un engrais de synthèse contient les trois principaux éléments nutritifs nécessaire aux plantes pendant leur développement : N (azote : pour les feuilles), P (Phosphore : résistance et racines), K (fleurs et fruits), et c'est tout ou presque (souvent des oligo-éléments en plus).
Or, les plantes ont besoin de 32 éléments pour se développer harmonieusement.

Un compost est le résultat de la décomposition des "matières organiques" (ce qui provient des "vivants" : végétaux, animaux) par les micro-organismes du sol en présence d'oxygène et d'eau.

Autant dire qu'un compost va forcément contenir beaucoup plus de variétés d'éléments que les seuls : N, P et K.
Il n'est donc pas surprenant qu'une plante qui pousse en présence de compost ait plus de goût que celle qui pousse en présence majoritaire des éléments N, P et K.


Bugs du compost :


Reste à expliquer les bugs de germination et d'enracinement dus au compost.

Pour l'enracinement, c'est visible à l'oeil nu : le terreau "bio" contient pleins de "trucs" plus ou moins gros : brindilles, morceaux de branches, morceaux d'écorce, alors que le terreau non-bio est plutôt homogène, bien friable.
Il faut imaginer la jeune plantule qui doit essayer de s'enraciner en présence de tous ces "trucs" (à son échelle ce sont des monstres !).
On comprend que quand elle y arrive, elle pousse plus ou moins de traviole au début.
Ce problème est facile à résoudre, il suffit d'éclaircir son parcours : enlever tous ces obstacles qui l'encombrent quitte à fabriquer un tamis.

Le deuxième problème est plus difficile à expliquer : pourquoi la germination est-elle plus difficile en présence de compost ?
Je l'ai plus ou moins compris en lisant des livres spécialisés sur le compost : un compost trop jeune (qui n'est pas complètement décomposé) nuit à la germination à cause de la présence de substances comme des antibiotiques produites par les micro-organismes en plein travail.
Ce problème est assez simple à résoudre : en surface du CitiCroc, là où on plante les graines, il suffit de mettre du terreau non-bio ou du terreau bio bien décomposé ou du vieux terreau .
Le simple fait d'enlever les morceaux "visibles" du terreau (donc non complètement décomposés) avec un tamis ou à la main va limiter la présence de ces bactéries et autres champignons dont l'activité perturbe la germination. Par la même occasion on résoud le premier problème : les graines n'auront pas à germer en présence de tous ces "trucs" encombrants.



Quel fertilisant ? Nourrir de fins gourmets

Même si cela peut étonner la première fois qu'on l'apprend, il faut se rendre à l'évidence : les légumes adorent la crotte. Il ne sont d'ailleurs pas regardants sur la provenance exacte de la dite crotte, toutes sortes de crottes leur plaisent : crottes de cheval, de mouton,.. (fumier), crottes de poules, crottes d'oiseaux des mers (tout de suite on se surprend à rêver..).
On ne leur donne pas de crottes de chats et de chiens qui peuvent comporter des germes pathogènes.

Pour se rendre compte de leur attrait pour les crottes, nul besoin de lire la composition des engrais organiques (c'est fatiguant pour les yeux), il suffit d'arpenter les allées d'une jardinerie au rayon "engrais organique" pour constater qu'il y a "comme un petit quelquechose qui flotte dans l'air".
Au moment de l'ouverture du paquet d'un engrais organique, aucun doute n'est plus possible (surtout s'il contient du guano), on en vient à chercher un sac plastique pour essayer de neutraliser le coupable de ces effluves très particulières.
Ce sont les petits désagréments de la mode bio. Sachant que les sacs plastiques seront bientôt interdits par cette même mode, mais pas le guano qui "protège la planète", il faudra trouver un autre moyen de neutralisation.

En arpentant les rayons jardinerie, on prend aussi conscience que les légumes aiment certains petits délices comme le "sang séché", la "corne broyée", la "farine de plume", les "algues", des macérations malodorantes ("purins") etc.. et aussi le compost végétal.

Le choix est très large, mais heureusement, il existe des repas "complets et équilibrés" (comme pour les chats et les chiens) spécifiquement dédiés aux légumes.
Et de même qu'il existe des recettes 'chat d'intérieur', "chat castré", "chats séniors"... et "chat", il y a des recettes "tomates", "patates",...et heureusement "potager".


Dommage, les plantes se nourrissent principalement d'air


Quand on voit toute cette variété de nourriture pour plantes dans les étalages on en vient à penser que comme pour les chats et les chiens, cela va constituer leur principale nourriture.
Or les plantes ne fonctionnent pas du tout comme les animaux ou les humains :
elles prélèvent la plus grosse part de leur alimentation dans l'atmosphère : principalement le carbone et l'oxygène (pris dans le gaz carbonique de l'air ) qui constituent 88% de la matière sèche de la plante. Ce qui vient de la terre est minoritaire mais reste important, puisque les plantes ont besoin de 32 éléments pour se développer harmonieusement. Elles ne trouvent que quelques éléments dans l'air mais ces éléments sont consommés en grande quantité.
C'est pas leurs
feuilles qu'elles prélèvent ces éléments. Ces feuilles contrairement aux racines sont immobiles, mais grace au vent ces éléments leurs parviennent sans qu'elles aient à faire d'efforts.
Par contre, pour les éléments pris dans la terre, il faut qu'elles aillent les chercher de façon volontaire avec leurs racines.

Il ne faut donc pas trop s'inquiéter pour l'engrais, son action reste minoritaire, le vent est un élément qui a son importance aussi.
On a tendance à
trop fertiliser les plantes alors que l'eau du robinet est déjà chargée en sels dissous (taches blanches de calcaire sur les robinets).
Cet
excès de sel (eau du robinet + engrais), finit à la longue par intoxiquer les plantes au lieu de les aider.
L'idéal serait d'arroser avec de l'eau de pluie beaucoup moins chargée, mais cela demande de la place et des installations particulières.






CitiCroc.com 2009