Jardiner en pot
Plantes
Les légumes testés
Démarche :
Abreuver
Effets indésirables
Terreau et fertilisant
Fabrication :
Partie supérieure
Bouchon
Arrosage du réservoir
Faciliter l'arrosage : Verre
Mise à l'ombre du réservoir
Terreau
Déco
Semis: CitiSuisse
Démarche
Fabrication
Utilisation
Mise en place
Mise en réseau :
Principe 1
Principe 2
Description
Fabrication
Mise en place
Accessoires :
Serre
Extension
En jardinière: MiniCitiCroc
Constat
Fabrication
En pratique
Culture :
Principes
Semis
Familles
Trouver ses graines et plants
Contact


CitiSuisse : Démarche


Un constat :

Semer dans un pot ou un gobelet en plastique présente plusieurs inconvénients à l'usage :

-  au moment du retournement du pot pour le "démoulage" et la mise en place définitive de la plante, il est très courant d'abimer les racines de la plante, ce qui ne va pas     faciliter sa reprise.

-  les racines qui arrivent au fond du pot tournent en rond à la recherche d'espace pour se déployer, ce qui peut procurer un stress à la plante et qui a parfois comme
   conséquence une montée en graine précoce.
   De plus, ces racines habituées à "tourner en rond" auront plus de mal à se déployer normalement dans un pot plus grand.

-  ces racines qui s'accumulent au fond du pot vont avoir tendance à pourrir avec le manque d'oxygène.


Essais :

Pour éviter le retournement lors du démoulage, il parait logique d'utiliser des
pots sans fonds.
Pour cela les gobelets ne conviennent pas car n'ayant pas une forme cylindrique, le démoulage sans retournement n'est pas possible.
Des
pots de yaourt ou de petit suisse conviennent bien par leur forme, mais en pratique on constate que lorsqu'ils sont pleins de terre, sans leur fond ils ne sont plus déplaçables : la terre ne suit pas le pot, elle glisse le long des parois sous l'effet de la gravité.

Petit Suisse   Or, si on tient à la main un petit suisse avec son papier, on constate que le petit suisse se déplace avec le papier   malgré la gravité.
  En effet, le papier "colle" au petit suisse, l'ensemble forme un tout compact.

 
   
Remarque : manipuler un petit suisse attire automatiquement ses prédateurs (principalement des félins) ce qui    explique que les photos soient floues (il fallait à la fois d'une main tenir le petit suisse et de l'autre l'appareil    photo tout en éloignant le prédateur (complètement excité) avec le coude : une prouesse ! , tout ça pour ne pas    avoir à manger par la suite un petit suisse baveux..,, sur ce plan d'ailleurs, ce fut un échec comme l'atteste la
   photo ci-dessous).

              chat et petit suisse

 
Il vient donc naturellement à l'esprit de faire la même chose en
remplaçant le fromage par du terreau (en plus les félins ne seront plus attirés) :

bande de papier     On prend une bande de papier de la taille de celle d'un petit suisse (un peu plus longue en fait pour que ça     tienne bien).
petit suisse     On l'enroule dans un pot de petit suisse.
petit suisse     On remplit de terreau assez humide (il faut que le papiers'humidifie pour qu'il se colle par la suite au terreau).
petit suisse     On retourne le tout et on soulève le moule en plastique.
petit suisse     Le petit suisse de terreau apparait dans toute sa splendeur.

    Va t-il supporter le choc du déplacement ?
petit suisse     Oui, le déplacement se fait sans problèmes, le terreau reste bien en place (à condition qu'il soit bien humide,       il ne  faut pas rêver).

      Le problème des semis semble résolu, car sachant que le papier est biodégradable (issu du bois), il suffira       de planter la jeune plantule directement dans la terre.
      Plus aucun stress pour elle, de l'air à volonté (le papier respire), une sorte de paradis...


Résultat dans le monde réel :

Dans l'excitation du moment, les semis avec ce système ont été faits à la chaine dans des soucoupes de jardinières.
Les jeune plantules commençaient à pousser dans ce nouveau paradis mais parallèlement le papier prenait une couleur jaunatre, grisatre, marronâtre, noirâtre, puis des moisissures sont apparues en pagaille qui ont colonisé le terreau puis les jeunes plantules.
Leur paradis s'est transformé en véritable enfer, une sorte d'apocalypse, peu ont survécues...
Aucune photo n'a été prise tellement c'était moche et pitoyable, une seule direction possible : la poubelle.

Conclusion : le papier est un paradis à moisissures et à champignons en tous genres, ils s'en régalent, s'en délectent, en raffolent, en redemandent s'il n'y en a plus.

Il suffit de se renseigner dans un livre de botanique pour comprendre :
Tous les champignons se caractérisent par l'absence de photosynthèse (le processus qui permet de récupérer l'énergie du soleil).
On comprend que pousser dans le noir ne les dérange pas.
S'ils ne peuvent récupérer leur énergie du soleil comme la plupart des autres végétaux, d'où la prennent-ils ?
Ils se nourrissent de la décomposition de matière organique (le papier en est une), par exemple les champignons de Paris poussent dans du fumier de cheval à l'abri de la lumière.
Pour pouvoir "digérer", "assimiler" cette matière organique, ils excrètent des substances chimiques (enzymes).
En gros, le monde extérieur est leur estomac, ce qui explique qu'ils provoquent des démangaisons quand on en a sur la peau (mycoses,..), ils sont tout simplement en train de nous "digérer", cela sous-entend que la partie qu'ils sont en train d'attaquer avec leurs enzymes est plus ou moins "morte" en tout cas ne se défend plus (ce qui revient au même).
Il est illusoire de vouloir s'en débarasser sachant qu'avec leurs spores, ils sont partout. De plus ils sont très utiles aux autres plantes qui se nourissent entre-autre du produit de leur "digestion".
Par contre, les jeunes plantules qui se retrouvent environnées de moisissures ont du mal à s'en sortir, il faut donc leur offrir un milieu plus propice dès le départ.


Une autre voie plus hygiénique : cette matière merveilleuse qu'est le plastique


Le système de petit-suisse avec du papier ne fonctionne donc pas, mais en faisant des essais avec du plastique souple, cela a donné de très très bons résultats.

Le plastique souple présente plusieurs avantages :
les champignons, bactéries et autres décomposeurs ne s'en nourrissent pas, de plus il est lavable ce qui en fait un matériau trés hygiénique.
-  par sa souplesse, il se colle au terreau comme le papier, si bien que la jeune plantule est facilement déplaçable.
-  il est réutilisable chaque année donc non polluant et très économique à l'usage.
-  il utilise très peu de place de rangement, en effet, on peut l'aplatircar il reprend sa forme une fois placé dans un pot.
-  
il est facile à mettre en forme avec une simple agrafeuse.

Les puristes souligneront que le plastique n'est pas "naturel" ou "bio" puisqu'il est issu du pétrole.
Or jusqu'à preuve du contraire le pétrole est issu de la nature, donc il est parfaitement "naturel".
De plus, il provient de zones ou il y a peu d'humains (le fond de la mer, le désert), on peut donc affirmer qu'il est très "bio" (bon là c'est un peu de la provocation).
Le reproche qu'on peut lui adresser c'est qu'il n'est pas renouvelable à court terme, mais à partir du moment ou on réutilise le plastique année après année, donc qu'on en utilise très peu, ce reproche ne tient plus.
Par contre la combustion du pétrole à grande échelle dans les voitures ou les avions par exemple pose des problèmes évidents d'épuisement rapide, donc de dilapidation de cette matière qui rend d'énormes services si elle est bien utilisée.



CitiCroc.com 2010